• 地獄少女3 1.Ippen, Shinde miru?

     

    Nom: Jigoku shôjo (地獄少女)

    Auteur: Eto Miyuki

    Nombre d'épisodes (anime) : 78

    Nombre de volumes (manga) : 9

    Genre:  Mystère, horreur, surnaturel, drame

    Synopsis: La légende raconte que si l'on se connecte sur le site du courrier de l'enfer à minuit pile, il est possible d'écrire le nom d'une personne dont on veut se venger pour l'envoyer en enfer. Si la haine est jugée sincère, la fille des enfers apparaît pour vous donner une poupée avec un fil rouge. Si le fil rouge est retiré, la personne ciblée est jetée dans les profondeurs de l'enfer. Toutefois, il y a une contrepartie. Lorsque l'on choisit d'y envoyer quelqu'un , deux vides se créent. La personne qui a choisi de jeter quelqu'un en enfer est condamnée à y séjourner également après sa mort. Mais cela n'est qu'après sa mort...  Dans cette histoire, nous suivons Enma Ai, accompagnée de ses 3 acolytes Wanyuudo, Ichimoku Ren et Hone Onna dans sa tâche quotidienne qui consiste à envoyer les gens en enfer. 

    Quelle est l'origine d'Enma Ai et de ses acolytes? Pourquoi doit elle réaliser une telle tâche?  Est-ce que choisir de sacrifier sa vie pour jeter quelqu'un en enfer revêt réellement un sens? En vous plongeant dans Jigoku shôjo , vous vous plongerez dans l'univers de l'enfer bouddhiste, dont Enma Ai se trouve aux frontières. Émotions fortes garanties. (a moins que vous n'ayez vraiment aucun cœur!)

    Les points forts: 

    _ Une mise en scène épisodique au service du sens de l'histoire

    _ Un mystère bien entretenu (certaines questions restent même en suspens...)

    _ Des émotions fortes (des histoires bien poignantes)

    _ Une histoire qui donne à réfléchir

    _ De nombreuses références aux traditions culturelles et religieuses du Japon

    _ Personnages principaux attachants

     

    Les points faibles:

     

    _ Une mise en scène épisodique qui peut lasser certains 

    _ Les premières informations sur les personnages longues à venir

    _ La fin! 

     

     A ne pas manquer si...

    _ Vous êtes amateur d'histoires tristes

    _ Si vous êtes amateur de suspense

    _ Si vous aimez les mystères

    _ Si vous aimez les histoires à la frontière du réel

    _ Le format épisodique vous plaît

    _ La culture traditionnelle japonaise vous intéresse

     

    Passez votre chemin si...

    Le format épisodique vous lasse 

    _ Vous voulez déjà avoir la majorité de l'intrigue dès le premier épisode

    _ Vous n'aimez pas les histoires tristes 

    _ L'enfer vous fait peur

     

    Avis personnel: 

    J'ai été un peu dérouté au départ par le coté épisodique. L'anime nous projette directement dans le vif du sujet, sans avoir d'introduction, d'explications sur qui est la fille des enfers, je me souviens même me demander si je n'avais pas sauté un épisode, mais non. Au fur et à mesure, on voit les motifs des personnes. Ils semblent tous très légitimes. Et au fur et à mesure de l'histoire, on en apprend plus sur Enma Ai, ses acolytes, on se rend compte de la futilité de certaines des requêtes... Mais même si on en apprend plus, dès qu'un mystère est éclairci, un nouveau arrive. Ce n'est qu'aux derniers épisodes qu'on se met à tout comprendre. Enfin, quand je dis "tout comprendre"... Il reste quand même des zones d'ombre sur certains personnages, certains évènements sont sujets à une libre interprétation... Enfin sans vouloir spoiler, vous ne resterez pas sur votre faim niveau mystère. 

    En résumé, Jigoku shôjo, un de mes animes préférés, que je conseille de tout cœur. A ne pas manquer!

     

     Ah, et si vous n'avez pas peur...

     

    Cliquer ici pour envoyer quelqu'un en enfer

     

      (N'oubliez pas: Cela ne fonctionne qu'à minuit pile et que si vous avez vraiment envie de vous venger!)

     

    またね

    侍猫

     

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    24 commentaires
  • Afficher l'image d'origineJe lirais vos suggestions attentivement!

     

    Cette page est entièrement dédiée aux visiteurs. Votre manga/anime préféré ne se trouve pas sur le site et vous rêverez que j'en parle? N'attendez plus une seule seconde! Il vous suffit d'envoyer un commentaire avec le titre de l'œuvre. Je prendrais le temps de traiter vos demandes et je me me lancerais dans ce nouveau manga! 

    J'actualiserais bien sûr cette rubrique avec ce que j'ai vu ou lu, mais je pense qu'il est toujours sympathique de partager nos trouvailles, même si les goûts et les couleurs varient! 

    La balle est maintenant dans votre camp. Je suis ouvert aux propositions! 

     

    またね

    侍猫

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  • Le système d'écriture Katakana est le système d'écriture le moins utilisé en japonais. La raison de sa rareté est assez simple à comprendre: il n'est utilisé que pour écrire les mots d'origine étrangère, les noms de pays (à l'exception de la chine (中国) et la corée (韓国)), les onomatopées et les noms étrangers. Quand je dis étranger, comprenez "ni japonais ni chinois", car si vous avez suivi jusque là, vous savez que les noms et prénoms chinois sont écrits en kanji. Aucune modification n'est donc apportée à la graphie du nom/prénom. C'est au niveau de la prononciation que tout change... Mais les kanji ne sont pas l'objet de ce cours, nous verrons cela en temps voulu.

    Le fait que les japonais utilisent les katakanas pour transcrire les mots étrangers ne veut pas dire qu'ils ne savent pas lire nos chers caractères latins, juste que vous serez mieux vu par les locaux en écrivant votre nom en Katakana. Alors faites un petit effort, d'autant plus que ce système d'écriture est le plus facile à apprendre. 

    Mais comme le veut la coutume, le cours ne va pas commencer sans un petit historique. Vous rappelez-vous du fameux moine Kûkai? Il a été envoyé en chine par l'empereur pour recevoir l'investiture des écoles shingon chinoises. Durant son voyage, il a également été en Inde, où il apprit l'écriture sanskrit. Ce système d'écriture inspira beaucoup Kûkai, qui eut l'idée de moderniser le système d'écriture japonais en créant les Hiragana et Katakana, en s'inspirant à la fois du sanskrit et en prenant pour base les mannyôgana. (cf cours sur les Hiragana).

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    L'évolution des Mannyôgana aux Hiragana (gauche) et Katakana (droite)  (évolution à lire de droite à gauche pour une case)

     

    En voyant ce tableau, quelque chose surprend immédiatement: il n'y a eu aucun système intermédiaire entre les Mannyôgana et les Katakana. Lors de la mise en place de ce système par Kûkai au IXe siècle, ils n'avaient qu'une seule utilisation: la transcription des sutras (textes religieux bouddhistes, écrits en Kaishû (楷書) : système d'écriture chinois traditionnel). A l'époque, l'apprentissage du chinois était réservé à l'aristocratie et aux moines, un peu comme pour le latin en Europe. L'invention des Katana permit donc de démocratiser la religion bouddhiste au petit peuple, faisant fleurir de nouvelles écoles un peu partout au Japon.

    En 1549, François Xavier et ses missionnaires jésuites débarquèrent au Japon dans l'optique de les convertir au christianisme. Même si leur évangélisation fut un échec cuisant et aboutit à la persécution des chrétiens au Japon, ce fut l'un des premiers contacts entre les européens et les japonais.  L'utilisation de ce système d'écriture alors ensuite étendu à la transcription des prénoms et des mots occidentaux, comme キリスト (le christ). L'utilisation des katakana restait donc essentiellement dans les textes bouddhistes. 

    Toutefois, même avec l'apparition de nouvelles technologies importées d'occident, la langue japonaise fit fi de l'écriture en katakana et s'efforça de "japoniser" les mots en leur trouvant un sens en kanji. C'est le cas notamment de 車 (kuruma = voiture)、電車 (densha = train)、電気 (denki = électricité, lampe). 

    L'année 1945 marqua la fin de cette inventivité linguistique. A la place de mots "japonisés",  de nombreux mots d'origine anglo-saxonne transcrits en katakana firent leur apparition dans la langue japonaise, comme コンピューター (ordinateur), カード (carte), エアコン (air conditionné), et tant d'autres... Alors les gens qui sont bons en anglais, frottez vous les mains, vous aurez quelques mots transparents... Enfin ne vous frottez pas trop les mains, je le rappelle, l'utilisation des katakana est relativement limitée. 

     

    Maintenant que l'histoire des Katakana n'a plus de secret pour vous, nous allons pouvoir nous concentrer sur les aspects plus techniques. 

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    Le tableau tant attendu des Katakana, et avec l'ordre des traits, que demander de plus?

    Remarque: L'utilisation des Katakana WI et WE est obsolète. Ils s'écrivent désormais respectivement ウィ et  ウェ

    L'avez-vous remarqué? Le nombre d'Hiragana et de Katakana est sensiblement le même! Cela n'a rien de surprenant, étant donné qu'ils viennent de la même base, rappelez-vous. Le côté positif de la chose est que les règles qui s'appliquaient aux Hiragana s'appliquent également aux Katakana. 

    Vous remarquerez également de nombreuses ressemblance entre certains hiragana et katakana qui vous aideront grandement à les apprendre! C'est le cas par exemple pour ni (に en hiragana, ニ en katakana) et ka (か en hiragana, カ en katakana). Malheureusement, comme rien n'est simple, vous aurez aussi des faux amis comme l'hiragana de se (せ) et le katakana de sa ( サ) qui se ressemblent! 

    Mais de toute évidence, les katakana suivants vous donneront envie de vous jeter par la fenêtre: 

    ソ : SO

    ン : N

    シ : SHI

    ツ : TSU

    Mais pas de panique...!!! 

    Le SO est moins incliné que le N , possède un trait plus long. Le trait du bas du SO est légèrement recourbé.
    Le deux traits du SHI sont inclinés alors que ceux du TSU sont droits. Le trait du bas du TSU est légèrement recourbé. 

    En espérant que cela vous aide!

    Les DAKUTEN (")

    L'ajout du dakuten " à un katakana permet de changer le son de certains katakana (indiqué entre parenthèses)

    カ(ka), ケ(ke),  キ(ki),  コ (ko), ク(ku) => ガ(ga), ゲ(ge), ギ(gi), ゴ(go), グ(gu)

    タ(ta), テ(te), ト(to), ツ(tsu) => ダ(da), デ(de), ト(to), ヅ(dzu)

    サ(sa), セ(se), シ(shi), ソ(so), ス(su) => ザ(za), ゼ(ze), ジ(ji),ゾ(zo), ズ(zu)

     

    ハ(ha), ヘ(he), ヒ(hi), ホ(ho), フ(fu) => バ(ba), ベ(be), ビ(bi), ビ (bo), ブ(bu)

     Les HANDAKUTEN (°)

    L'ajout du handakuten ° à un katakana permet de changer le son (indiqué entre parenthèses)

     

    ハ(ha), ヘ(he), ヒ(hi), ホ(ho), フ(fu) => パ(pa), ペ(pe), ピ(pi), ポ(po), プ(pu)

     

    _ Syllabes doublées (ッ)

    La présence d'un petit tsu indique la présence d'une syllabe doublée. La syllabe suivant le petit tsu est doublée.

    Exemple:  ベッド => be ddo

     

    _ Associations de Katakana

    Tous les Katakana ne peuvent pas être associés ensemble. Cela n'est possible qu'avec les Katakana se terminant par i (soit キ、チ、シ、ミ、リ、ニet leurs dakuten/handakuten associés) et une syllabe commençant par y (soit ヤ、ヨ、ユ) 

    exemple: キャ (kya) キョ (kyo)

     

    _ Faire une voyelle longue (ー)  !! EXCLUSIVITE KATAKANA !!

     

    Pour faire une voyelle longue, attention, ce n'est pas comme vous avez déjà appris avec les Hiragana. L'utilisation de ce caractère ー permet d'allonger la syllabe qui le précède. 

    Exemple: コンピューター = konpyûtâ (ordinateur)

     

    Vous voilà maintenant maître des hiragana et des katakana! Vous êtes sur la bonne voie! Il faut maintenant continuer à pratiquer en allant sur les sites japonais par exemple. Si vous avez des questions, n'hésitez pas, je me ferais un plaisir de vous répondre. 

    Pour que vous puissiez réviser vos katakana, de l'exercice s'impose:

    Exercice: Transcrire en rômaji et trouver si possible leur sens

    パソコン 、ボール、トランク、デパート、コンビニ、ベッド、エアコン、プール、トイレ、フランス、アメリカ、ドイツ、コンピューター、チョコレート、ビール、パン

    Réponse :  pasokon (ordinateur portable), booru (balle), toranku (valise), depaato (centre commercial), eakon (air conditionné), konbini (nom d'une chaîne de supermarché japonais), puuru (piscine), toire (toilettes), furansu (france), amerika (amérique), doitsu (allemagne), konpyuutaa (ordinateur), chokoreeto (chocolat), biiru (bière), pan (pain)

    Exercice: Ecrivez votre prénom en Japonais et mettez-le en commentaire!

    お名前は何ですか?(O namae wa nan desu ka = Quel est votre nom?)

     

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    En parlant de prénoms , voici la liste des prénoms japonais les plus répandus au Japon en 2011! On retrouve Hiroto chez les garçons et Hina chez les filles ... à vous de lire le reste!

     

     Le prochain cours portera sur les Kanjis! C'est un assez gros morceau, mais après les avoir vus nous en aurons fini avec l'écriture et nous pourrons enfin nous adonner à formuler des phrases en japonais! Super, non? D'ici là portez vous bien! 

     

    またね

    侍猫

     

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  • Le système d'écriture Hiragana est le système que vous rencontrerez le plus dans un texte japonais. Dans la mesure où les hiragana sont partout où il n'y a ni kanji, ni katakana, il est possible de dire qu'ils jouent un peu le rôle de "bouche-trou". 

    Mais avant de commencer à entrer dans le vif du sujet, je vous propose de faire une petite rétrospective des systèmes d'écriture ayant existé au Japon. Vous allez alors vous dire: "Diantre! Mais les Hiragana sont d'une simplicité enfantine!!". Enfin, c'est ce que je pense. Peut être allez vous fermer cette page en poussant des cris d'effroi en voyant la difficulté, dans ce cas, il est évident que vous n'avez aucun honneur. Il est temps de se faire seppuku. Enfin bref, je m'égare! 

     

    Pour commencer, ce qui est bon à savoir est que le premier système d'écriture est apparu au VIe siècle avec l'arrivée d'écoles de moines bouddhistes Zen chinois au Japon. A l'époque, le système utilisé était le système des Mannyôgana, composé exclusivement de kanji (caractères chinois). 970 kanjis étaient alors utilisés pour représenter les 90 morae du japonais.

    Un moraquoi??? Un petit exemple simple pour expliquer ce que sont les morae avec le mot とうきょう. (tôkyô, toukyou en rômaji) Si nous décomposons ce mot en morae, cela donne:

    to u kyo u , soit 4 morae. Simple non?

    Revenons maintenant à nos Mannyôgana, et comparons une phrase en Mannyôgana avec une phrase en japonais actuel. 

    Exemple:  La plupart du temps je rentre à la maison avec ma soeur.

    たいてい妹と家に帰る  : Japonais actuel

    太以天以以毛止止以衣仁加衣留  : Japonais du VIe siècle

    Les Mannyôgana, c'est horrible...mais c'est faisable...mais c'est horrible...
    En effet, contrairement au chinois qui fonctionne sur un système d'idéogrammes (soit chaque caractère correspond à un mot ou compose un mot), ce système a emprunté les kanjis pour réaliser un syllabaire. Les efforts pour lire la phrase sont beaucoup plus grands car il n'y a aucune séparation entre les caractères, cestcommesijememettaisàecrirecommeçacesttoutdesuitebeaucoupmoinsagreableàlirenon? La deuxième difficulté est que les kanji sont beaucoup moins agréables à lire. 

     

    Les Hiragana

    Mais ce système n'étant pas très adapté à la langue japonaise, il n'a pas duré, et a été remplacé au IXe siècle. Et c'est encore à un moine que nous devons ce changement! Cette fois ci ce n'est pas un moine Zen chinois, mais un moine Shingon japonais du nom de Kûkai.

    Il a été envoyé en chine par l'empereur pour recevoir l'investiture des écoles shingon chinoises. Durant son voyage, il a également été en Inde, où il apprit l'écriture sanskrit. Ce système d'écriture inspira beaucoup Kûkai, qui eut l'idée de moderniser le système d'écriture japonais en créant les Hiragana et Katakana, en s'inspirant à la fois du sanskrit et en prenant pour base les mannyôgana.

     

                                                                Les Hentaigana, version édulcorée des Mannyôgana          

    On peut voir en effet de la ressemblance pour certains caractères comme le ni (仁 et に).    

    Mais la transformation ne se fit pas en un jour, et il y eut un système intermédiaire appelé Hentaigana (non, cela n'a aucun rapport avec le Hentai, bande de pervers!!!!), qui dura jusque 1900, où les hiragana furent standardisés à un caractère par mora. Hourra! 

    Allez, maintenant que vous savez tout sur les hiragana, ça pourrait peut être sympathique d'apprendre à les lire et les écrire, non? Voilà le tableau tant attendu!!!

    Les Hiragana

                   Le tableau tant attendu des Hiragana, et avec l'ordre des traits, que demande le peuple?

    Ce tableau représente les Hiragana de base. Nous allons désormais apprendre à former d'autres syllabes à l'aide des syllabes existantes.

    _ Les DAKUTEN (")

    L'ajout du dakuten " à un hiragana permet de changer le son de certains hiragana (indiqué entre parenthèses)

    か (ka), け (ke),  き (ki),  こ (ko), く (ku) => が (ga), げ (ge), ぎ (gi), ご (go), ぐ (gu)

    た (ta), て (te), と (to), つ (tsu) => だ (da), で (de), ど(do), づ (dzu)

    さ (sa), せ (se), し (shi), そ (so), す(su) => ざ (za), ぜ (ze), じ (ji),ぞ (zo), ず (zu)

    は (ha), へ (he), ひ (hi), ほ (ho), ふ (fu) => ば (ba), べ (be), び (bi), ぼ (bo), ぶ (bu)

    Les HANDAKUTEN (°)

     

    L'ajout du handakuten ° à un hiragana permet de changer le son (indiqué entre parenthèses)

    は (ha), へ (he), ひ (hi), ほ (ho), ふ (fu) => ぱ (pa), ぺ (pe), ぴ (pi), ぽ (po), ぷ (pu)

    _ Syllabes doublées (っ)

    La présence d'un petit tsu indique la présence d'une syllabe doublée. La syllabe suivant le petit tsu est doublée.

    Exemple:  よかった => yo ka tta

    _ Associations d'Hiragana

    Tous les Hiragana ne peuvent pas être associés ensemble. Cela n'est possible qu'avec les Hiragana se terminant par i (soit き、ち、し、み、り、に et leurs dakuten/handakuten associés) et une syllabe commençant par y (soit や、よ、ゆ) 

    exemple: きゃ (kya) きょ (kyo)

    _ Faire un o/u long  (ô)

    Pour faire un o long, c'est très simple, il suffit de rajouter un う après le o ou le u que l'on veut allonger. 

    Un exemple que vous connaissez bien: とうきょう qui ne se dit pas to u kyo u , mais tô kyô, la célèbre capitale du Japon! 

     

    Voilà, vous savez maintenant tout ce qu'il y a à savoir sur les hiragana! Il ne vous reste plus qu'à pratiquer, ça , je ne peux pas le faire à votre place! Si vous avez des questions, n'hésitez pas, je me ferais un plaisir de vous répondre.

    Pour que vous puissiez réviser vos hiragana, un petit exercice: 

    Exercice:  Transcrire en rômaji

     わたし、あなた、ねこ、いぬ、かぞく、いえ、あたらしい、きょうと、ほんしゅう、ひこうき、じてんしゃ、でんしゃ、てんき、しょうじょう、おみやげ、げんき、さだめ、じゅぎょう

    Réponses: watashi, anata, neko, inu, kazoku, ie, atarashii, kyouto, honshuu, hikouki, jitensha, densha, tenki, shoujou, omiyage, genki, sadame, juugyou

     

    Le prochain cours portera sur les katakana, un autre syllabaire!

     

    またね

    侍猫

     

     

     

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    Ce que vous devez savoir avant de commencer!

    Avant toute chose, l'apprentissage de l'écriture!

    Si vous êtes en train de lire ces lignes, c'est que vous avez entrepris d'apprendre le Japonais, bravo! Les raisons qui vous poussent tous à lire ces cours sont diverses: un voyage au japon, des motivations d'ordre professionnelles, le fait de pouvoir regarder vos animes préférés en VO non sous titrée...  Chacun a sa raison, et c'est tout à votre honneur. La chose la plus importante à savoir dans un premier lieu est que le facteur majeur qui déterminera votre réussite sera votre MOTIVATION. 

    Avant toute chose, j'ai jugé utile de faire un petit forum questions/réponses dans le but de répondre aux idées reçues de tous les nouveaux apprenants. 

    Q: Est-ce que le japonais est une langue difficile?

    R: Je ne mentirais pas ici en disant qu'effectivement, le japonais est une langue difficile... comme toute langue, oui. Rien n'est facile si on désire maîtriser le sujet avec précision. Toutefois, le japonais reste une langue plus difficile que l'anglais pour un français par exemple. Pourquoi? 

    1) L'écriture: Je ne vous apprends rien, l'écriture japonaise n'a rien à voir avec notre alphabet latin. Jetons un coup d'oeil à ce système d'écriture avec une phrase simple. 

    田中さんはマーリさんと買い物に行きました。

    Nous pouvons remarquer 3 systèmes d'écriture:

    _ Les Hiragana (ひらがな) : 田中さんはマーリさんときました

    _ Les Katakana (カタカナ) : 田中さんはマーリさんと買い物に行きました。

    _ Les Kanji (漢字) : 田中さんはマーリさんときました。

    Les Hiragana et Katakana sont des syllabaires qui ne vous poseront que peu de problèmes lors de votre apprentissage. Personnellement, j'ai appris les deux systèmes d'écriture en une soirée, et j'ai commencé à les maîtriser au bout d'un mois environ. Ce qui peut vous aider à retenir ces caractères est d'aller sur des sites japonais (comme Nikonikodouga), de regarder des vidéos, etc... Bref, d'habituer son oeil à ces systèmes d'écriture. 

    En ce qui concerne les Kanji, ils feront l'objet d'une frustration extrême. Vous en apprendrez progressivement au cours du temps, avec le vocabulaire. Il ne faudra en aucun cas s'obstiner à vouloir les apprendre en bloc! Ils feront l'objet d'une leçon complète.

    2) La grammaire: La grammaire japonaise est assez atypique vue par un français. En effet, alors que le français est une langue SVO (Sujet-Verbe-Objet), le japonais est une langue SOV (Sujet-Objet-Verbe), ce qui signifie que l'ordre de la phrase se verra forcément bien différent du français (le verbe sera toujours à la fin en japonais). Je dirais même, par expérience, qu'il est souvent même l'inverse du français! Il existe également des particules enclictiques: ce sont des caractères indiquant la fonction grammaticale du mot qui le précède. Même si leur apprentissage n'est pas difficile en soit, les confusions seront courantes au début!

    3) Discours variant selon la politesse et le sexe: Sur ce point, la langue japonaise est beaucoup plus développée que le français. Vous serez tout d'abord surpris en découvrant que plusieurs mots totalement différents veulent dire strictement la même chose, au degré de politesse près...  Il faut également tenir compte du fait que le discours masculin et féminin présenteront des différences. Donc, même s'il est tentant de dialoguer avec un correspondant du sexe opposé... Vous parlerez comme cette personne et donc pas comme vous vous devez de parler.

    La politesse est selon moi avec les kanjis le point le plus difficile de la langue japonaise. Voici un petit exemple de phrase illustrant la difficulté.

    その家は綺麗ではありませんので、入りませんでした。 
    Sono ie wa kirei dewa arimasen node, hairimasen deshita.  (forme polie)

    その家は綺麗じゃないから、入らなかった。
    Sono ie wa kirei ja nai kara, haranakatta. (forme neutre)

    Les deux phrases veulent toutes les deux dire: "Je ne suis pas entré car cette maison n'était pas propre".

    Malheureusement pour vous, les deux formes sont indispensables pour parler en japonais, vous comprendrez assez vite pourquoi lorsque nous aborderons la conjugaison.

    4) Le contexte: Le japonais est une langue dépendant fortement du contexte. Lorsque le destinataire est connu, il est jugé inutile de d'indiquer certaines précisions, comme le sujet ou l'objet de la phrase. Une phrase constituée uniquement d'un verbe est correcte en japonais. 

    Petit exemple: Prenons un dialogue en français. 

    _ Manges tu du pain? 

    _ Oui, je mange du pain. 

    Regardons maintenant la traduction en japonais :

    _ パンを食べますか? (pan wo tabemasu ka?), littéralement "pain manger?". Aucun renseignement n'est donné sur le sujet!

    _ はい、食べます。 (hai, tabemasu), littéralement "oui, manger". Aucun renseignement là encore sur le sujet. Mais il y a ici aucun renseignement sur l'objet.

    C'est tout simplement car les deux personnes sont l'une face de l'autre, il est donc jugé inutile en japonais de préciser quel est le sujet de la phrase. Le sujet sera donc la plupart du temps omis, sauf lorsqu'il y a un doute possible. 

    Toutefois, si la situation n'est pas claire au départ, il est possible d'avoir des biais dans la traduction...

    Q: Comment différencier une phrase en japonais d'une en chinois? 

    R: Vous l'avez vu, dans la langue japonaise, il existe des caractères chinois (les kanji), mais alors, comment différencier une phrase japonaise d'une phrase chinoise? C'est très simple!

    Un texte chinois est ESSENTIELLEMENT constitué de kanji.

     我在吃平果 (je mange une pomme)

    En japonais, il y a en plus des kanji des HIRAGANA et KATAKANA. (cf question 1)

    リンゴを食べます (je mange une pomme)

    C'est radicalement différent! Je pense qu'il y a peu de risque de confusion. 

    Q: J'ai pourtant entendu dire que le japonais était plus simple pour les français, c'est donc une légende?

    R: Oui et non. A vrai dire, le principal avantage que nous avons sur des apprenants anglais par exemple , est que tous les sons existant en japonais existent déjà dans la langue française. Il n'y a donc pas de difficultés à l'oral.  (cf question suivante). En revanche, pour le reste, nous n'avons pas vraiment d'avantage...

    Q: Est-ce que la prononciation est difficile? 

    R: Pas du tout! Tout se prononce de la même façon en japonais et en japonais à quelques exceptions près...

    _ U se dit "ou"
    _ OU se dit "ô" (o long)
    _ Les R sont roulés (ce n'est ni un R ni un L)
    _ JI se dit "dji" comme dans jean
    _ CHI se dit "tchi" comme dans chicken
    _ SHI se dit "chi" comme dans chien
    _ Les H sont toujours aspirés 
    _ Les F sont aspirés, un mélange entre un F et un H
    _ Les U en fin de phrase ne se prononcent pas (lettre muette)  ex: tabemasu se dit tabemass'
    _ Les N sont accentués (ex: pan se dit "panne")
    _ Les N devant les P se disent M  (ex: senpai qui s'écrit senpai mais se dit sempai)

    C'est relativement facile, non?

    Q: Comment écrire en japonais avec mon ordinateur? (Windows)

    Aller dans démarrer, puis panneau de configuration, choisir "Horloge, langue et région" puis cliquer sur "modifier les claviers et autres méthodes d'entrée".  Dans l'onglet "claviers et langues", cliquer sur "modifier les claviers". Dans la liste, trouver "Japonais (Japon)", et cliquer sur ajouter. Prendre soin d'ajouter l'IME. C'est avec cet outil qu'il sera possible d'entrer des caractères japonais sur l'ordinateur. 

    NB: Le clavier est en QWERTY. 

    Par la même occasion, installer le clavier japonais mettra fin aux problèmes de lecture des caractères d'extrême orient. 

    Q: Puis-je réussir mon apprentissage du japonais en utilisant uniquement les româji (caractères latins)? 

    R: Je conçois que l'apprentissage de l'écriture n'est pas chose simple... D'ailleurs, certaines personnes essayent de zapper cet aspect de la langue en pensant pouvoir quand même se débrouiller lors d'un voyage. Malheureusement, je suis au regret de vous annoncer que si vous faites l'impasse sur l'écriture, vous n'arriverez jamais à rien en japonais! Je le dis un peu violemment, mais je m'explique... Voici plusieurs raisons vous motivant à vous débarrasser des româji au plus vite: 

    1) Aucun japonais n'utilise les rômaji pour parler japonais! (uniquement les panneaux des grandes villes indiquant les localités). Vous serez donc incapable de lire tout texte en japonais. C'est malheureux d'être illettré, non?

    2) C'est faire l'impasse sur la non univocité des kanji. 

    ex:  置きます et 起きますse disent tous les deux "Okimasu". Mais l'un signifie "poser" et l'autre "se lever". Diantre! Si j'écris en româji, seul le contexte pourra me sauver! (c'est d'ailleurs aussi vrai pour ceux qui écrivent uniquement en hiragana, mais comme je l'ai dit tout à l'heure, l'apprentissage des kanjis est progressif). 

    En résumé : c'est la chose à ne pas faire! 
    Faites passer le message à vos amis! ^^

     

     

    Je pense avoir répondu aux interrogations que se posent les gens avant de commencer leur apprentissage. Si vous avez des questions sur le contenu de l'article ou des interrogations supplémentaires, n'hésitez pas à les mentionner dans les commentaires. Je me ferais un plaisir de vous répondre!

     

    Vous êtes maintenant fins prêts pour commencer à entrer dans le vif du sujet!! Rendez vous au prochain cours, qui portera sur les hiragana! 

     

    またね

    侍猫

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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